Des clés pour comprendre le terrorisme islamique en Thaïlande

Depuis 2004, le sud de la Thaïlande subit des attaques des mouvements islamistes, ces violences ont causé la mort de plus de 6800 personnes (chiffre 2016).

Pour comprendre ce qui se passe en Thaïlande, il faut déjà être conscient de l’origine de ces mouvements et des intérêts qu’ils servent.

Malheureusement, les médias occidentaux font tout pour nous embrouiller et je dois dire que je connais d’anciens journalistes et des humanitaires qui sont, comme moi, horrifiés par la façon dont nos médias nous trompent.

Quand on participe à des missions humanitaires sur des zones en conflit, on vois en direct la différence entre la réalité et l’information réécrite par les médias pour protéger ou aller dans le sens des intérêts de nos pays.

Et en côtoyant d’autres humanitaires qui sont sur d’autres terrains on se rend compte qu’une très grande partie de l’information donnée par les médias occidentaux est fausse.

Ajoutez à cela qu’un européen moyen qui écoute la radio ou regarde la télé ré-entend une information fausse jusqu’à 7 fois par jour, et qu’on lui répète aussi que toutes les informations contraires sont forcement inventé par des conspirationnistes, vous imaginez la suite !

« Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit »
Joseph Goebbels

Il y a eu la fausse affaire des couveuses au Koweït pour lancer la première guerre contre l’Irak, puis les fameuses armes de destructions massives pour la seconde, mais aujourd’hui nous sommes passé à un niveau de manipulation supérieure.

Nous sommes tous menacé par le terrorisme, et nous avons tous le devoir de nous informer intelligemment car que vous le croyez ou non, nous avons notre part de responsabilité dans ce qui se passe et le pouvoir de changer les choses si nous arrêtons d’être passif et d’attendre bêtement que nos politiciens règlent le problème.

 « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.  »
Einstein

Pour comprendre ce qui se passe au sud de la Thaïlande il faut regarder le problème dans sa globalité.

Qui est derrière les réseaux islamistes internationaux ?

Al Qaida, Daech, l’EI, tous les groupes de terroristes qui ont commis des attentats ces dernières années, sont des musulmans du courant radical sunnite wahhabite, courant pratiqué en Arabie Saoudite.

Il ne faut pas les confondre avec les Chiites ou les autres sunnites.

Comme chez les chrétiens, avec les catholiques et les protestants, l’Islam a deux grands courants, il y a un islam sunnite et un islam chiite.

C’est l’Arabie Saoudite qui finance la construction des mosquées de par le monde et forme les imams à l’islam wahhabite, une version radicale de l’islam qui transforme des musulmans en islamiste.

Voir : Une enquête du NYT: Le wahhabisme saoudien a propagé l’extrémisme et provoqué le terrorisme

Et cet islam wahhabite extrémistesaoudien, soutenu par les politiciens occidentaux fait peur aussi à de nombreux musulmans en France et est carrément interdit dans des pays comme la Russie.

Dans tous les cas, les musulmans sunnites et chiites sont les principales victimes de cette secte wahhabite et nombreux sont ceux qui le dénoncent et qui ne comprennent pas pourquoi nos gouvernements les soutiennent.

La Russie a interdit le wahhabisme car elle a compris que cette version radicale de l’Islam transforme des musulmans en fanatiques islamistes qui sont incités ensuite à rejoindre les réseaux islamistes internationaux contrôlés par les pays alliés aux USA (Arabie Saoudite, émirat…).

Il faut bien comprendre la situation à propos des liens avec le terrorisme et l’Arabie Saoudite :

« Hillary Clinton a écrit : « L’Arabie Saoudite et le Qatar financent et arment ISIS ».

Joe Biden, le général Martin Dempsey et le général Wesley Clark ont tous déclaré que les alliés des États-Unis au Moyen-Orient armaient et finançaient ISIS et Al Qaeda.

Plusieurs messages du Département d’État ont clairement affirmé à quel point l’Arabie saoudite était la première source de financement du terrorisme dans le monde, pas seulement au Moyen-Orient.

Posez- vous alors la question de savoir pourquoi nous n’entrons jamais en guerre ni ne prenons de sanctions contre ces financiers du terrorisme.

Nous ne les condamnons même pas !  »

Et l’Arabie Saoudite n’est pas une force militaire comme l’était l’Irak de Saddam Hussein, ils sont sous la protection des États-Unis, qui n’auraient aucun mal à renverser le pouvoir…

Un grand nombre d’expert dénoncent le double jeu joué par les membres de l’OTAN avec les islamistes, comme le général Pinatel, géopoliticien français qui dit entre autre :

« Contrairement à la guerre que mène la Russie en Syrie, l’OTAN ne sert à rien face à la menace islamique. »

« Les «rebelles modérés» en Syrie servent d’interface avec Al Nostra à qui elles revendent les armes qu’elles reçoivent via la CIA. »

« La volonté des États-Unis de restaurer une Guerre froide en Europe au travers de l’OTAN ne sert que leurs intérêts et ceux des dirigeants européens qui sont soit des corrompus soit des incapables. »

Source : Le Figaro « Contre l’islamisme, s’allier à la Russie et faire disparaître l’OTAN. »

Il faut bien faire la différence entre les terroristes sunnites wahhabites soutenu par l’Arabie Saoudite et l’Iran.

L’Iran est un pays où l’on pratique l’Islam chiite qui n’a rien à voir avec le terrorisme actuel, au contraire les iraniens sont en guerre contre ce courant et accusent régulièrement les USA, l’Arabie Saoudite et Israël d’utiliser ces islamistes pour déstabiliser les pays, comme son allié, la Syrie.

Qui a créé Al Qaida et DAESH ?

Ces groupes terroristes financés par l’Arabie Saoudite ont été créé par les USA comme l’ont reconnu Hillary Clinton et Trump avant les élections, voir cette vidéo où Hillary Clinton le dit très clairement :

Cela n’a jamais été un secret et pourtant, de nos jours, si on ose le dire on est tout de suite classé « conspirationniste ».

Donald Trump, avait affirmé publiquement lors de sa campagne électorale que « l’État islamique » (ÉI)– alias Daesh, alias ISIS – est une création d’Obama et d’Hillary Clinton.  Il a notamment déclaré qu’ « Obama et Clinton ont créé l’EI » et qu’« Hillary mériterait d’être en prison ».
Article de la RTBF : Donald Trump: « Clinton et Obama ont créé l’EI » et « Hillary devrait être en prison »

Et Hillary Clinton, quand à elle rejette la faute à Obama :
Terrorisme: Hillary Clinton aurait révélé que Daesh est une création d’Obama pour aider au développement des Frères Musulmans

Voir (et partager) cet excellent article à ce propos : Mais qui a donc créé AL QAEDA et DAESH ?

Le Qatar a participé et soutenu ces réseaux islamistes comme d’autres pays des émirats, et si on lui met tout sur le dos maintenant, c’est parce que ses dirigeants ont changé leur position vis à vis de l’Iran.

Et si vraiment le Qatar était à la tête de tous ces islamistes et allié à l’Iran, alors tous les terroristes en Syrie arrêteraient les combats contre l’armée syrienne qui est soutenue par l’Iran, et quitteraient le pays, ce qui n’est malheureusement pas le cas.

L’Arabie Saoudite, le grand allié des USA, reste le pays qui répand un islam radical de par le monde, finance la construction des mosquées pour le diffuser, forme les imams et, est accusé par beaucoup de financer et d’armer les terroristes.

L’occident soutient l’islam sunnite wahhabite des terroristes

La propagation de cette idéologie extrémiste venant d’Arabie Saoudite est soutenue par tous les politiciens pro-OTAN en Europe.

Et nos politiciens ne font rien contre la propagation de l’Islam Wahhabite saoudien, au contraire, ils les laissent financer la construction de mosquée et la formation des imams.

Nous sommes alliés à ceux qui répandent un islam radical de par le monde et arment les islamistes :

« Les Frères musulmans sont considérés comme une organisation terroriste dans certains pays. Pourtant lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a fait de l’UOIF l’un de ses principaux interlocuteurs et a qualifié ce mouvement d’ «orthodoxe» ».
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/uoif-freres-musulmans-salafisme-le-dessous-des-cartes

Voir aussi : Nicolas Sarkozy rencontre le roi d’Arabie saoudite : opération séduction ?

ou Sarkozy faisant la promotion du wahhabisme :

Je me souviens d’un reportage télé où Nicolas Sarkozy venait d’inaugurer une mosquée financé par ses amis saoudiens et des propos intégristes choquant de l’Imam qui avait été filmé en caméra caché ensuite, c’était avant son élection, le début de la diffusion à grande échelle de cette version radicale de l’Islam en France.

On les décore même de la légion d’honneur :
La Légion d’honneur remise en catimini par François Hollande au prince saoudien fait polémique

Une pensée pour toutes les victimes de ceux qui méritent plutôt la légion d’horreur…

L’Iran et la Syrie combattent les terroristes sunnites wahhabites (EI, Al Qaida, Daesh..)

La Syrie et l’Iran ne sont pas responsable des attentats en France, et si les islamistes ont leurs bases arrières en Syrie, c’est parce que nous soutenons les rebelles islamistes, sans notre soutient aux rebelles islamistes, les syriens auraient chassé les islamistes depuis très longtemps.

Voir cette vidéo d’une bonne sœur qui s’occupe des victimes des islamistes en Syrie et qui est horrifiée par les mensonges des médias et politiques français  :

ou celle d’un expert sur LCP en présence d’Élisabeth Guigou et qui se met soudain à dire la vérité sur les rebelles, notez l’inquiétude du journaliste et la réaction embrouillée de Guigou :

D’après l’ancien 1er ministre israélien, il ne faudrait que 2 jours pour éliminer DAESH :

Un débat animé avec Claude Goasguen et un membre gouvernement Hollande sur LCP.

2 jours pour éliminer DAECH, cela explique l’étonnement des russes en arrivant en Syrie, ils ont découvert que DAEcH avait des grands camps militaires dans le désert irakiens où ils vivaient tranquillement avec leurs familles, et ils se sont demandés pourquoi les américains, soit disant en guerre depuis des mois contre l’EI, n’avait pas tout simplement bombardé ces camps.

Cela explique aussi pourquoi pendant ces mois de soit disant « guerre » contre les USA, les combattants islamistes postaient des photos de vie joyeuse et incitaient les autres islamistes wahhabite à les rejoindre sur les réseaux sociaux, alors que quand les russes ont commencé à les combattre, là, ils ont posté des images de destruction…

Voir aussi cette journaliste canadienne de RT qui explique comment les journalistes occidentaux mentent à l’opinion public occidentale, en citant par exemple l’observatoire syrien des droits de l’homme qui est en fait composé d’une personne basé à Londres et financé par l’UE :

La décapitation, une mode saoudienne

Une des choses qui choque beaucoup, c’est les décapitations pratiquées par ces islamistes.

Les islamistes ont même pris l’habitude de poster leur vidéos de décapitation sur youtube, et cette pratique vient directement du pays des amis de Sarkozy et Hollande, d’Arabie Saoudite, où les policier se baladent avec un sabre et peuvent pratiquer des décapitations en pleine rue.

Cela ne se fait pas en Iran ou en Syrie, pays plus civilisés, non cela se fait chez « nos alliés saoudiens ».

Et certains se demandent comment les islamistes fraîchement convertis peuvent arriver à décapiter des gens avec une telle facilité.

Tuer n’est pas une chose facile, et il faut rappeler que si l’armée nazi et l’armée américaine étaient si efficace lors de la 2eme guerre mondiale, c’est parce qu’ils donnaient des amphétamines aux soldats.

C’est la même chose pour les islamistes, c’est le Captagon qui permet de les transformer rapidement en tueur fou, et devinez qui fabrique le captagon ?

De nombreux médias de masse ont sorti cette information, comme 20minutes :

Quand la drogue utilisée par les combattants de Daech est fabriquée dans un labo de l’Otan

ou Courrier International :

Aux origines de la potion magique de Daech

Ce post à la base, parlait de vente d’arme que le Canada avait accordé à l’Arabie Saoudite mais refusé aux thaïlandais.

L’Arabie Saoudite achète des tonnes d’armes partout dans le monde, et soit chaque soldat saoudien possède un immense hangar perso, rempli d’armes, soit ce sont des armes destinés aux islamistes…

Et pour la drogue qui va avec :
Liban : un prince saoudien arrêté avec 2 tonnes de drogue

Pas sur que l’on lui donne la légion d’honneur à celui-là !

Les islamistes en Thaïlande sont aussi liés à ce courant sunnite wahhabite saoudien et comme avec les autres islamistes, ils arrangent bien les intérêts des américains en Asie du Sud-Est.

Les islamistes en Thaïlande

Si on regarde les faits par rapport à la Thaïlande, on peut noter que les attaques des islamistes ont commencé lorsque Thaksin Shinawatra, membre du réseau Carlyle, (lié à la CIA), a pris le pouvoir.

Le Carlyle group a été créé pour régler le problème des caisses noires de la CIA, l’argent qui partait pour financer les dictateurs sud américains ou les révoltes dans des pays ennemies des USA.

Le problème des caisses noires, c’est que cet argent qui disparaissait régulièrement du budget US entraînait des demandes d’enquêtes du congrès et ils ont du trouver une autre solution.

Aujourd’hui, c’est le Carlyle group qui finance les personnalités politiques qui ont mis les intérêts des multinationales US avant les intérêts de leur propre pays.

Hier les politiciens y adhéraient en leurs noms propres, comme Thaksin Shinawatra ou Anan Panyarachum, deux anciens 1er ministre de Thaïlande, mais aujourd’hui, comme le rôle de ce groupe d’intérêt est connu de nombreuses personnes, c’est souvent le frère, la sœur, le cousin ou autre proche des politiciens qui y travail officiellement.

Voir la listes de quelques personnalités sur Wikipedia (Sarkozy, Ben Laden, Soros…)

La cause du terrorisme islamiste en Thaïlande

À l’époque où Thaksin Shinawatra, l’homme de George Soros et du Carlyle group, était 1er ministre (voir Comprendre la crise politique en Thaïlande), il avait mis fin à tout le système de collaboration entre les autorités thaïs et les dignitaires musulmans.

Système qui avait été mis en place par Prem, le grand stratège, conseiller du roi, et qui avait permis d’établir une bonne entente et une paix durable dans le sud musulman.

Puis Thaksin avait autorisé (ou ordonné) à l’armée de s’en prendre aux musulmans ce qui avait conduit à des horreurs,

En 2004, l’armée avait brutalement réprimé une manifestation de soutien à des musulmans innocents accusés d’avoir livré des armes aux rebelles et des centaines de manifestants avaient été arrêtés, poussés dans des camions militaires et entassés sur cinq couches d’épaisseur : 78 d’entre eux étaient morts étouffés.

Pourquoi casser un système qui marchait parfaitement et s’en prendre à des musulmans innocents ?

Le véritable but des mouvements islamistes dans le sud de la Thaïlande, c’est d’empêcher la construction du canal de Kra, projet équivalent au canal de Suez ou de Panama, qui serait extrêmement bénéfique à la Thaïlande et à la Chine, mais qui dérange énormément les dirigeants US.

Les islamistes tombent à pic pour les USA, car les troublent dans le sud empêchent la mise en place de ce projet.

Thaksin a fait exactement ce qu’il fallait pour protéger les intérêts américains au dépend des intérêts de son propre pays.

Après avoir créé des problème dans le sud, des musulmans venant des réseaux islamistes internationaux sont arrivés en Thaïlande et les attentats sanglants ont commencé.

Dans le même temps, les saoudiens envoient des imams transformer les pacifiques musulmans d’Asie du Sud-Est en islamiste.

Toutes les personnes sur place peuvent constater les changements et de nombreux musulmans asiatiques sont envoyés dans les pays en guerre.

Au plus fort des attaques islamistes dans le sud de la Thaïlande, Thaksin y avait envoyé Anan Panyarachum, un ancien premier ministre et 2eme membre thaïlandais du Carlyle group, pour gérer la situation, un choix bien intrigant quand on sait que tout a empiré ensuite.

Diviser pour mieux régner

Une partie de la population thaïlandaise a été choquée par ces attaques islamistes et a soutenue la politique dure et guerrière de Thaksin alors que le roi Rama IX tentait de garder l’unité du pays et la tolérance entre toutes les religions.

Ce n’est pas un hasard, si ensuite, le coup d’état qui a renversé Thaksin, a été dirigé par un militaire musulman et royaliste

Mais malheureusement, le fait que le pays soit dirigé par un musulman n’a pas calmé les terroristes, car, vous l’avez compris si vous avez lu le début du post, ces islamistes ne combattent pas pour l’Islam ou les musulmans, non ils servent d’autres intérêts, les mêmes que Thaksin…

Pour prendre le contrôle d’un pays, il faut créer des divisions, le fameux « Diviser pour mieux régner ».

Lorsqu’il était au pouvoir, Thaksin a créé de nombreuses divisions, entre nord et sud, entre bouddhiste et musulman, entre riche et pauvre, c’est pour cela que les proches du roi l’ont écarté du pouvoir.

À l’opposé, le roi était le symbole de l’unité du pays, le ciment de la nation, c’est lui qui a préservé le pays, mais maintenant il est décédé et il faut s’attendre à une nouvelle vague de déstabilisation.

Quand les militaires ont pris le pouvoir, ils ont démantelé de nombreuses caches d’armes dans le pays, armes appartenant à des militants des chemises rouges qui soutiennent Thaksin, l’homme du Carlyle group (CIA).

Même si cela parait difficile à croire, il n’est pas impossible qu’un plan prévoyant une guerre civile en Thaïlande soit prévue dans le cas où une nouvelle prise de contrôle par les politiciens pro-US échoue.

Les chemises rouges auraient des camps d’entraînement au Cambodge, et il suffirait de déclencher deux fronts, un dans le sud par les islamistes, qui ont l’air de se déplacer en masse dans les pays voisins,  l’autre dans le nord et le reste du pays par les chemises rouges, pour transformer le pays en champ de bataille.

D’où l’importance capitale pour les thaïlandais, d’être unis comme le voulait SM Rama IX, comme le demande SM Rama X car leur indépendance n’a jamais été autant en danger !

À ceux qui accusent le pays de subir une dictature, et qui souhaitent un changement rapide, voulez-vous vraiment que la Thaïlande soit « libérée » par l’occident comme l’Irak, la Libye et la Syrie ?

Voir aussi cet extrait d’article de Tony Cartalucci.

Écrit après l’attentat de Bangkok (sanctuaire d’Erawan) du 17 août 2015 :

 »

L’attentat de Bangkok se situe au sein d’une lutte bien plus grande

Ainsi, l’attentat à la bombe de Bangkok, qu’il ait été perpétré par le régime Shinawatra soutenu par les États-Unis, ou par des terroristes liés à l‘Arabie Saoudite en provenance des provinces du sud ou de terroristes que les États-Unis ont importé de Tchétchénie, du Moyen-Orient ou de la province du Xinjiang où les États-Unis essaient de fomenter une autre insurrection violente, a été un acte de coercition pour faire dévier la Thaïlande de sa propre politique étrangère et la ramener dans le giron de la politique étrangère états-unienne.

En termes de coopération militaire, de commerce et de liens politiques, la Thaïlande n’est pas la seule nation qui essaie d’échapper à l’emprise de l’hégémonie américaine.

La Malaisie et le Myanmar se sont battus et se battent encore contre des proxies des États-Unis.

Si un ou plus de ces états devaient échapper totalement au giron, ceci créerait un effet en cascade qui aurait pour résultat de faire s’effondrer la “grande muraille de l’ASEAN” américaine.

Pour les BRICS, une alliance géopolitique faisant la promotion de l’émergence d’un monde multipolaire, ils doivent reconnaître la lutte de l’ASEAN pour sortir de l’hégémonie occidentale et les assister ne serait-ce qu’au moyen des médias, exposant au monde les liens entre les États-Unis, leurs alliés et les organisations terroristes régionales utilisées pour terroriser lorsque les manifestations manipulées sont impossibles.

Pour les états de l’ASEAN eux-mêmes, ils doivent résister au désir profond de capituler devant le terrorisme et soutenir les nations voisines dans leur volonté de préserver leur souveraineté nationale.

Il est clair de voir qui a des griefs contre la Thaïlande. La seule question qui demeure est de savoir la taille de la hache qui est brandie et combien de fois elle va s’abattre sur la Thaïlande avant que ceux qui la brandissent puissent être désarmés. »

Source : landdestroyer.blogspot.fr;

Pour lire l’article complet, comprendre la raison de ces crises politiques en Thaïlande et l’utilité des terroristes dans la déstabilisation du pays je vous conseil de lire aussi :

Comprendre la crise politique en Thaïlande, la famille Shinawatra, les rouges, les jaunes…

Voici un article satirique très bien documenté, qui confirme tout ce qui est dit plus haut, écrit par un blogueur américain.

Et il faut garder à l’esprit en lisant cet article, que cet islam sunnite wahhabite propagé par les saoudiens est en train de se répandre en Thaïlande comme partout en Asie du sud-est et en Chine.

Des musulmans thaïlandais modérés reçoivent des imams étranger qui leur expliquent qu’ils ne pratiquent pas l’islam correctement, ils les transforment et en envoient certains combattre sur les différents terrains, et ensuite, ces combattants peuvent être renvoyés dans leur pays…

Le terrorisme islamique, notre allié depuis 38 ans

Cher carnet de notes, je n’ose faire part de ce document de réflexion aux populations innocentes d’Amérique et du reste du monde, que ceci reste entre nous. Imaginez l’émotion et le scandale si j’annonce que nous devons adopter le terrorisme islamique ! Le citoyen lambda ne comprendrait pas de quoi il s’agit ni à quel point les élites doivent parfois se reposer sur « un chaos contrôlé » pour le plus grand bien de tous.

Les terroristes islamiques sont de merveilleux outils pour les guerres de proximité – ils ne coûtent vraiment pas cher et combattent sans peur.

C’est une ressource globale qui peut être utilisée dans n’importe quel conflit local.

Ils sont aussi très disponibles – on les utilise quand on en a besoin et on les liquide quand ils dérangent.

Si cela choque les consciences, ce n’est que par manque d’attention aux informations disponibles dont voici quelques exemples :

Thomas Friedman du New York Times a écrit que nous ne devrions pas attaquer ISIS en Syrie et que nous devrions même envisager d’armer ISIS pour renverser Assad.

John Kerry a admis que « les Etats-Unis ont essayé d’utiliser ISIS pour forcer Assad à négocier ».

Un responsable militaire israélien a reconnu qu’« Israël préfère ISIS à Assad ».

Le ministre de la Défense israélien a déclaré : « ISIS ne nous attaque jamais intentionnellement et quand cela s’est produit une seule fois, ISIS s’est excusé immédiatement ». Hello !

Hillary Clinton a écrit : « L’Arabie Saoudite et le Qatar financent et arment ISIS ».

Joe Biden, le général Martin Dempsey et le général Wesley Clark ont tous déclaré que les alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient armaient et finançaient ISIS et Al Qaeda.

Plusieurs messages du Département d’État ont clairement affirmé à quel point l’Arabie saoudite était la première source de financement du terrorisme dans le monde, pas seulement au Moyen-Orient.

Posez- vous alors la question de savoir pourquoi nous n’entrons jamais en guerre ni ne prenons de sanctions contre ces financiers du terrorisme.

Nous ne les condamnons même pas !

Que se passe-t-il dans la tête d’un lecteur quand il voit un article intitulé : “Accepter Al Qaeda » publié par le Council on Foreign Relations – le groupe de réflexion qui pilote la politique étrangère ? Ou quand il apprend que le conseiller principal pour les affaires étrangères de Hillary Clinton lui écrit : « Al Qaeda est de notre côté » ?

Je pourrais donner beaucoup d’autres exemples de ce type, mais enfourchons plutôt un moment la machine à remonter le temps.

Afghanistan, 1979 – 1989. Nous avons utilisé les moudjahidines pour vaincre l’Union soviétique. N’était-ce pas une bonne chose ?

Souvenez-vous à quel point les médias et Hollywood glorifiaient les combattants afghans dans les années 1980 ?

Des rebelles afghans ont même été reçus à la Maison-Blanche.

Il y a deux facteurs essentiels qui sont souvent oubliés dans cette histoire des moudjahidines : ces combattants étrangers viennent de partout dans le monde et sont issus du fondamentalisme islamique.

Dans les années 1980, plus de 35.000 soi-disant « Arabes afghans » vinrent de partout dans le monde pour combattre les Russes.

Et nous n’aurions jamais pu être en mesure de les motiver sans faire appel aux concepts de l’Islam, du Califat ou du Jihad. «

Se battre pour Allah » est bien plus efficace que « Se battre pour le pays X ».

Les combattants animés par la religion sont aussi autrement efficaces sur le champ de bataille dans la mesure où ils n’ont pas peur de la mort.

Cet état d’esprit est essentiel pour disposer de bombes humaines sans lesquelles de nombreux combats n’auraient pu être remportés. Nous avons également appris de l’Arabie saoudite que l’endoctrinement est fondamental pour former de bons soldats.

Dès lors, la CIA a édité de petits ouvrages à l’intention des jeunes Afghans pour les initier au Jihad, aux armes et à la haine des Russes.

Depuis lors, l’Arabie saoudite a dépensé des milliards de dollars en écoles islamiques – madrassas – partout dans le monde.

Ces écoles sont le terreau des futurs activistes, extrémistes et combattants.

L’Arabie saoudite édite et diffuse de par le monde des livres de propagande. Les jeunes y apprennent des messages d’amour tels que « Tuez les chiites, les chrétiens et les juifs ».

Les mosquées saoudiennes et leurs prédicateurs continuent ainsi à répandre en masse leurs messages extrémistes.

Quand la guerre d’Afghanistan fut sur le point d’être gagnée, il nous parut évident que le “Plan moudjahidines” était un remarquable scénario susceptible d’être reproduit dans d’autres coins du monde.

C’est alors qu’Al Qaeda apparut et le timing était parfait.

En effet, Halliburton venait juste de découvrir d’énormes gisements de pétrole près de la mer Caspienne. Mais les pays de la région étaient tous pro-russes, même après la chute de l’URSS.

Sans que l’opinion publique américaine en soit informée, les moudjahidines restaient très actifs pendant les années 1990 en Bosnie, au Kosovo, en Azerbaïdjan, en Ouzbékistan, au Daghestan, en Tchétchénie etc.

Ces combattants étaient utilisés pour rencontrer trois objectifs principaux :

-Renverser les dictateurs pro-russes.

-Mettre en place des dirigeants pro-occidentaux qui accepteraient l’installation de bases militaires US et aideraient à la construction de pipelines de gaz et de pétrole.

-Démanteler les pipelines russes et torpiller leurs autres intérêts.

L’Azerbaïdjan était une proie facile et ce fut fait en 1993. La Géorgie prit plus de temps, mais Georges Soros et sa révolution florale mirent notre candidat en place en 2005. En une année, notre pipeline de 1000 miles reliait l’Azerbaïdjan (Sud de la Caspienne) à la Géorgie et à la Turquie !

Ce fut moins facile en Tchétchénie.

Le pays combattait pour son indépendance de la Russie et il accepta volontiers les moudjahidines avec leurs finances saoudiennes et leurs armes US. En très peu de temps, le wahhabisme saoudien supplanta le soufisme mystique et non violent des Tchétchènes.

Al Qaeda a d’abord fait sauter les pipelines russes, la Russie a envahi la Tchétchénie en 1994 mais, vaincue, a dû se retirer.

C’était amusant de voir les actualités à cette époque…Trois ans plus tard, Poutine devenu Premier ministre, a lancé une guerre féroce contre les jihadistes, l’a emportée et a installé son homme aux commandes de la Tchétchénie. Aujourd’hui, même le jihadisme et le wahhabisme s’estompent au profit du soufisme traditionnel qui est de retour.

Al Qaeda s’est avéré très utile en Bosnie, en Albanie en Macédoine et au Kosovo.

Fin des années 1990, nous avons lancé des accusations fantaisistes et des bombardements de l’OTAN pour nous débarrasser du dernier dirigeant pro russe en Serbie.

Loin du cœur de l’Eurasie, l’extrémisme islamique et le terrorisme jouent également un rôle déterminant en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, comme catalyseur de transformations géopolitiques majeures.

En Libye, au Yémen et en Somalie, nous dépendons des Frères musulmans, d’Al Qaeda et des salafistes (les plus extrémistes de l’Islam fondamentaliste sunnite).

En Libye, nous avons sollicité une branche d’Al Qaeda nommée GIGL (Groupe islamique combattant en Libye).

Nous avons fait sortir des prisons de la CIA son leader (Belhadj), l’avons vêtu avec classe et photographié avec John McCain pour en faire le combattant de la liberté qui allait vaincre Kadhafi, ce brutal dictateur !

En Syrie, des dizaines de milliers de combattants d’Al Qaeda ont été ramenés des quatre coins du monde pour renverser Assad.

Sans les interventions malveillantes de Poutine, nous aurions aujourd’hui un pipeline partant du Qatar, traversant la Syrie et Israël.

Nous effectuerions des forages sur les hauteurs du Golan. Une situation tragique, n’est-ce pas ?

En Afrique, le Nigeria est un pays stratégique de 170 millions d’habitants avec un sous-sol riche en énergies fossiles et beaucoup de ressources naturelles.

C’est là qu’entre en jeu Boko Haram – l’ISIS africain -.

Il a parfaitement réussi sa mission : grâce à Boko Haram, la moitié du Nigeria est sous la sharia qui est une arme puissante pour contrôler les populations.

En Asie, nous devons prendre le contrôle de la Thaïlande, de l’Indonésie et des Philippines. Sans cela nous cédons beaucoup de l’Asie à la Chine.

Heureusement, la sharia et le salafisme progressent en Indonésie, ce qui est bon signe.

Le dirigeant fou des Philippines, Duterte s’est avéré trop amical avec la Russie et la Chine. Il perdra sa popularité et sera remplacé par un membre d’ISIS – Abu Sayyaf – si ce dernier parvient à lui causer suffisamment de problèmes.

Et si Duterte réagit violemment contre ISIS, nous hurlerons aux droits de l’homme et à l’islamophobie lors d’une séance aux Nations-Unies pour exiger des sanctions.

La Thaïlande s’est aussi montrée imprudente en s’insérant dans la sphère d’influence sino-russe. Dès lors, ce paisible pays bouddhiste est confronté au sud à des groupes extrémistes sunnites et salafistes.

Les dirigeants thaïs devraient comprendre que l’industrie du tourisme est très vulnérable – quelques bombes et attaques salafistes peuvent avoir de sérieux effets.

Enfin, jetons un œil sur l’Europe. Elle a connu des tas de problèmes liés à l’immigration de masse, au terrorisme, à la criminalité, etc.

En fin de compte, chaque crise est une opportunité, ce que certains appellent la séquence Problème-Réaction-Solution.

Le terrorisme est le problème. La peur est la réaction. Le gouvernement la solution.

Criminalité et terrorisme nous donnent l’occasion de militariser la police en Europe, de créer une NSA pour toute l’Europe et même une armée de l’UE.

La charge financière imputée aux réfugiés nous offre la possibilité d’imposer l’austérité et de sabrer dans les dépenses sociales de bien-être.

L’immigration de masse créera aussi une société européenne plus homogène. Dans vingt ans, il n’y aura guère plus de différences entre la France et l’Allemagne. L’Europe sera beaucoup plus facile à gérer.

Dans une plus vaste perspective, notre plus grand défi économique sera la Chine. Mais elle a son talon d’Achille : la province orientale du Xinjiang, principalement peuplée de musulmans. Avec l’aide de la Turquie, nous avons déjà créé au Xinjiang un mouvement islamiste qui appelle à la sécession. La nouvelle route de la soie chinoise dépend beaucoup de la sécurité des transports de marchandises qui traversent cette région pour la relier à l’Europe. Nos moudjahidines viendront bien à point au Xinjiang si la Chine n’est pas sage.

Il nous aura fallu environ 60 ans pour réunir solidement le nord et le sud de l’Amérique dans un maillage financier, industriel, économique et militaire commun. (Le Venezuela fait sa mauvaise tête, mais nous nous en occuperons).

Cela prendra sans doute 60 autre années pour unifier l’Europe, la Russie et la Chine. Nous aurons alors la gouvernance globale et l’ordre nouveau achevé. Ni murs, ni frontières.

Un monde unifié. Pour y parvenir, nous avons encore beaucoup de flèches dans notre carquois : accords commerciaux, aides militaires et financières, coups, révolutions de toutes les couleurs, sanctions, guerres, etc.

Mais le terrorisme islamique et le fondamentalisme continueront à jouer pour nous un rôle indispensable, c’est pour cela que nous devons les accepter et les intégrer.

Chris Kanthan est informaticien de profession, il est écrivain et auteur à San Francisco. Il tente de susciter l’intérêt du public à propos de la politique, des affaires du monde, de l’alimentation et de la santé à travers des blogs non partisans souvent drôles et satyriques. Il voyage énormément. Il a écrit « Deconstructing Monsanto ». https://worldaffairs.blog

Traduit de l’anglais par Oscar Grosjean pour Investig’Action.

Source originale: World Affairs

Pour en revenir aux réfugiés, il dit :

« L’immigration de masse créera aussi une société européenne plus homogène. Dans vingt ans, il n’y aura guère plus de différences entre la France et l’Allemagne. L’Europe sera beaucoup plus facile à gérer. »

C’est ce qu’ils ont fait au USA pour que les amérindiens ne puissent plus jamais revendiquer leur terre.

On sait aujourd’hui que nombre de réfugiés en Europe ne viennent pas des pays que nous avons détruit comme la Syrie et la Libye, mais viennent aussi de Turquie et autres pays de la région, cela fait partie de la stratégie de prise de contrôle de l’Europe.

De même la crise des Rohingyas en Asie du Sud-Est et son effet sur la Thaïlande n’est pas un hasard, vous seriez surpris de savoir qui contrôle réellement la Birmanie…. (non ce n’est pas la Chine !).

Et il serait très facile de régler le problème des réfugiés syriens, en arrêtant de soutenir les rebelles islamistes.

Une grande majorité des réfugiés n’attendent que la fin de la guerre pour rentrer enterrer leur morts et reconstruire le pays, d’ailleurs, comme dit plus haut, certains rentrent quand leur village est libéré par l’armée syrienne.

Bien sur si grâce à nous, les rebelles islamistes gagnent, ils ne pourront plus rentrer !

Les islamistes envoyés aux Philippines pour combattre un autre ennemi des USA

Après avoir fait tombé Kaddhafi et échoué (grâce aux Russes) en Syrie, les islamistes sont maintenant envoyés aux Philippines pour combattre une autre des bêtes noires des États-Unis.

Voici un autre article qui pointe du doigt le Wahhabisme saoudien comme principal responsable des mouvements terroristes islamistes.

Si vous avez lu ce post depuis le début, avez regardez les vidéos, vous devez vous aussi vous demander, comme les nombreux experts,  pourquoi nos gouvernements disent combattre le terrorisme islamiste et d’un autre côté soutiennent le Wahhabisme, la religion sectaire qui converti des musulmans modérés en terroriste.

C’est un peu comme si ils déclaraient la guerre à la grippe avec des vaccins mais qu’ils laissaient et encourageaient des gens contaminés à diffuser le virus dans toutes les villes de nos pays.

Voici un article de plus qui met en avant la responsabilité des saoudiens et du wahhabisme dans l’expansion des réseaux islamistes dans le monde.

Article du Figaro et Jforum :

 »

Le wahhabisme s’exporte en Asie

Après la déroute de Daech en Syrie et en Irak, les Philippines et l’Indonésie sont en train de devenir le nouveau terrain de jeu des jeunes djihadistes qui rêvent d’en découdre les armes à la main.

Au sud de l’archipel des Philippines, dans l’île de Mindanao, les militants du groupe djihadiste Maute (qui a prêté allégeance à l’EI en 2015) ont investi la ville de Marawi, qui compte 200.000 habitants, à la fin du mois de mai 2017.

Sur les sites Internet djihadistes, le message est devenu:

«Si vous n’arrivez pas à atteindre la Syrie, allez aux Philippines!»

Pour les jeunes musulmans imprégnés d’idéologie wahhabite qui rêvent d’en découdre les armes à la main comme dans un jeu vidéo, il y a tout un tourisme potentiel du djihad: on peut visiter les rives de l’Euphrate, puis celles du golfe de Syrte, avant de se diriger vers les eaux turquoise de la mer de Célèbes…

Dans les zones qui passent sous le contrôle de l’État islamique, les chrétiens sont toujours ciblés en tant que tels.

La BBC a recueilli le témoignage poignant d’une chrétienne, mère de famille de Marawi, qui a dû se cacher avec ses six enfants chez un voisin compatissant pendant onze jours, paniqués à chaque fois que les vociférations des djihadistes se rapprochaient de la palissade derrière laquelle ils s’étaient cachés.

Un scénario à la Anne Frank. La peur d’être tué pour ce qu’on est, même pas pour ce qu’on a fait.

Lors de la victoire contre le nazisme en 1945, puis lors de la chute du mur de Berlin en 1989, nous avons cru naïvement que le totalitarisme ne reviendrait plus jamais sur terre. Nous avions oublié le wahhabisme 

Lors de la victoire contre le nazisme en 1945, puis lors de la chute du mur de Berlin en 1989, nous avons cru naïvement que le totalitarisme ne reviendrait plus jamais sur terre. Nous avions oublié le wahhabisme, ce puritanisme musulman prêché au XVIIIe siècle par un cheikh de la péninsule arabique allié à la tribu des Saoud.

Nous n’avons pas saisi quel levier gigantesque fut, pour cette idéologie mortifère, l’addition des pétrodollars et d’une Amérique obsédée par son combat contre le seul soviétisme.

À peine coupée la tête du communisme moscoutaire, grandissait la figure hideuse de l’islamisme internationaliste.

Les forces spéciales du gouvernement de Manille n’ont toujours pas repris l’entier contrôle de la ville de Marawi.

Quatre cents djihadistes ont déjà été tués, contre une centaine de victimes pour les troupes gouvernementales.

On craint que beaucoup de militants islamistes ne parviennent à s’exfiltrer par la mer vers l’Indonésie.

En Occident, il y a toute une tendance intellectuelle qui ne voit dans le djihadisme islamiste qu’une radicalité comme une autre.

En Occident, il y a toute une tendance intellectuelle qui ne voit dans le djihadisme islamiste qu’une radicalité comme une autre.

Un peu comme on voyait, dans les années 1970 en Europe, la bande à Baader allemande ou les Brigades rouges italiennes.

La comparaison s’explique par le fait que, comme naguère les groupuscules gauchistes armés en Europe, les mouvements djihadistes d’aujourd’hui n’ont aucune chance de s’emparer d’un État.

En Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, les djihadistes commettent régulièrement des attentats, mais à un rythme finalement pas très différent de celui des Brigades rouges d’antan.

Et les partis ouvertement islamistes reculent dans les consultations électorales.

Cependant, les maîtres à penser de cette tendance intellectuelle occidentale se trompent lourdement.

Car ils ne saisissent pas l’impact immense qu’ont eu depuis quarante ans ces mouvements radicaux sur les sociétés des pays musulmans.

La violence extrême des djihadistes y est toujours rejetée, mais pas le fond de leur message idéologique.

Une partie de leur prédication parvient toujours à faire souche.

Dans les années 1970, à Java, les femmes voilées étaient rarissimes.

Elles le sont pratiquement toutes aujourd’hui.

Dans la province d’Aceh, à la pointe occidentale de l’île de Sumatra, les autorités ont démantelé des églises en 2015, de peur qu’elles ne soient incendiées par des groupes islamistes.

Beaucoup d’étudiants indonésiens ont été gratuitement formés dans les universités des pétromonarchies du golfe Persique.

Ils reviennent souvent au pays pour devenir professeurs et y prêchent naturellement une doctrine wahhabite.

Au moment où l’Arabie saoudite accuse le petit Qatar de soutenir le «terrorisme», il ne serait pas indu d’exiger d’elle un petit examen de conscience portant sur son idéologie wahhabite, qu’elle a si généreusement exportée à travers la planète, grâce à l’argent de son pétrole 

De féroces lois antiblasphème ont été adoptées durant les mandats de Susilo Yudhoyono (2004-2014), le premier président indonésien à être élu au suffrage universel direct, qui ont fait évoluer la législation vers la charia.

La tolérance religieuse disparaît progressivement en Indonésie, comme l’a montré la défaite électorale au mois d’avril 2017 du gouverneur efficace et intègre de Jakarta, Basuki Purnama, victime d’une campagne ciblant sa foi chrétienne.

Officiellement, la philosophie de l’État indonésien est toujours le Pancasila de 1945, dont les cinq principes sont: la croyance en un Dieu unique ; une humanité juste et civilisée ; l’unité de l’Indonésie ; une démocratie guidée par la sagesse à travers la délibération ; la justice sociale.

Soit aucun privilège constitutionnel en faveur de l’islam.

Mais, dans la tête des gouvernants comme des gouvernés, il n’est pas anormal de glisser progressivement vers la charia.

De facto, sinon de jure, a vécu la neutralité religieuse de l’État voulu par Sukarno, le père de l’indépendance. Religion de conquête, l’islam wahhabite n’a pas eu trop de mal à dévorer ses rivales minoritaires, de surcroît beaucoup plus pacifiques, que sont le bouddhisme ou le christianisme.

Au moment où l’Arabie saoudite accuse le petit Qatar de soutenir le «terrorisme», il ne serait pas indu d’exiger d’elle un petit examen de conscience portant sur son idéologie wahhabite, qu’elle a si généreusement exportée à travers la planète, grâce à l’argent de son pétrole.

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Source : Le Figaro, Jforum

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